GRENOBLE (AP) — Deux juges d'instruction de Grenoble (Isère) ont
été désignés pour enquêter sur deux disparitions et une tentative
d'assassinat d'enfants âgés de 6 à 13 ans, survenus dans la région
iséroise entre 1983 et 1987, a-t-on appris lundi auprès du Parquet
général de Grenoble.
Ces deux magistrates, Catherine Leger et Marie-Laure Mas, instruisent
déjà quatre autres dossiers de meurtres et de disparitions de mineurs
ayant eu lieu dans la même région entre 1983 et 1996, dans le cadre de
l'affaire dite des "disparus de l'Isère".
Ces nouvelles enquêtes font suite aux demandes des familles de neuf
victimes qui, le 24 juin, avaient réclamé la réouverture d'informations
judiciaires et la désignation de juges d'instruction pour prolonger le
travail préliminaire d'une cellule d'enquête de la gendarmerie baptisée
"mineurs 38".
Jusqu'alors, le Parquet général considérait que la prescription de
ces crimes anciens empêchait le redémarrage de cinq de ces neuf dossiers
criminels. Le 28 juillet dernier, il a pourtant donné son feu vert à la
réouverture de trois enquêtes portant sur les disparitions de Ludovic
Janvier, 6 ans, en mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères (Isère) et Charazed
Bendouiou, 10 ans, disparue en juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu (Isère),
et sur une tentative d'assassinat sur Gregory Dubrulle, 8 ans, enlevé en
juillet 1983 et retrouvé vivant le lendemain gravement blessé à la
tête. "Tant que les corps n'ont pas été retrouvés on peut considérer que
les crimes se poursuivent", indique-t-on au Parquet général.
"C'est un grand tournant et un aboutissement après tout ce travail en
amont que nous avons été obligés de faire et qui nous a fait perdre
beaucoup de temps", a réagi Ferouze Bendouiou, la soeur de la disparue,
interrogée par l'Associated Press. "Maintenant, nous attendons des
résultats!".
Pour la troisième affaire, le courrier d'un juge adressé aux
gendarmes de Grenoble en 1981 pourrait constituer un acte judiciaire
susceptible d'interrompre la prescription dans cette affaire
définitivement classée en 1994.
Trois informations judiciaires ont donc été ouvertes pour
"enlèvement, séquestration sur mineurs de quinze ans" et "tentative
d'assassinat". "Attention, l'ouverture d'informations judiciaires ne
signifie pas que la question de la prescription soit résolue", prévient
toutefois le Parquet général. "Ca sera notamment au juge d'instruction
de décider s'il veut poursuivre ces enquêtes. La notion de prescription
est à géométrie variable".
En revanche, les magistrats n'ont pas donné suite aux demandes de
deux autres familles de deux mineures de 5 et 15 ans tuées dans la
région en 1985 et 1988, qui souhaitaient elles aussi le redémarrage des
investigations. "Il n'y a pas de liens avec les autres affaires et pas
de pistes particulières", ajoute-t-on de même source.
Désormais, trois nouvelles familles vont pouvoir se constituer
parties civiles. "Des gens jeunes reprennent le combat de leurs
parents", souligne Me Corinne Herrmann, l'une des avocates des familles.
"Ils vont faire valoir leurs voix et participer activement à
l'instruction".
Relancée au printemps 2008, l'enquête sur les "disparus de l'Isère",
menée par une cellule d'enquête de douze gendarmes, n'a pas encore connu
d'avancée déterminante. Magistrats et gendarmes espèrent néanmoins que
les nouvelles techniques d'investigation scientifique mais également des
témoignages négligés permettront peut-être de trouver des indices
importants permettant l'interpellation d'un ou plusieurs suspects. AP
xveg/sb (nouvelobs)
21 JUIN 2010,
"Disparus de l'Isère" : l'enquête rebondit avec la découverte de
dossiers perdus"
L'enquête sur "les disparus de l'Isère",
neuf enfants tués ou portés disparus entre 1983 et 1996, a rebondi lundi avec
l'annonce de la découverte de dossiers d'instruction égarés, qui relance les
investigations à trois jours d'une réunion des proches de victimes à Grenoble.
Un troisième dossier, lié à
la découverte d'ossements d'enfant dans le Vercors en 1985, un temps envisagés
comme ceux du petit Janvier, a également été retrouvé, après avoir été
"égaré" comme les deux premiers en raison d'un "changement de
numérotation lié à l'arrivée d'un nouveau juge d'instruction".
AFP - L'enquête sur
"les disparus de l'Isère", neuf enfants tués ou portés disparus entre
1983 et 1996, a rebondi lundi avec l'annonce de la découverte de dossiers
d'instruction égarés, qui relance les investigations à trois jours d'une
réunion des proches de victimes à Grenoble.
Cette annonce, faite à
l'AFP, intervient alors que la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie,
avait lancé fin mai une enquête administrative interne pour déterminer
d'éventuels dysfonctionnements liés à ces pertes évoquées par la presse.
"La découverte de ces
dossiers d'instruction nous oblige à vérifier si les pistes explorées à
l'époque ne peuvent pas être réexaminées au vu des nouvelles techniques. Cela
relance l'espoir d'apporter des réponses", a annoncé une source proche de
l'enquête.
Les dossiers de Ludovic
Janvier, disparu en mars 1983, ainsi que de Grégory Dubrulle, découvert vivant
en juillet 1983 avec des blessures au crâne, "ont été retrouvés ces
dernières semaines dans les archives du Tribunal de grande instance de
Grenoble", a précisé cette source.
Un troisième dossier, lié à
la découverte d'ossements d'enfant dans le Vercors en 1985, un temps envisagés
comme ceux du petit Janvier, a également été retrouvé, après avoir été
"égaré" comme les deux premiers en raison d'un "changement de
numérotation lié à l'arrivée d'un nouveau juge d'instruction".
Des recherches ont en outre
permis d'établir que ces ossements ont été "négligemment" placés sous
scellés en 1986 au Palais de justice alors qu'ils auraient dû faire l'objet
d'un permis d'inhumer.
S'ils étaient découverts,
ces ossements, activement recherchés dans le sous-sol surchargé du palais,
pourraient être soumis à une analyse ADN qui n'avait pas pu être réalisée à
l'époque et qui pourrait déterminer - même si la probabilité est faible - s'ils
correspondent ou non à Ludovic Janvier.
En mai, Le Nouvel
Observateur avait affirmé que ce cadavre découvert dans le Vercors avait été
détruit en 1998, sur ordre du parquet, par le service de médecine légal du
centre hospitalier universitaire de Grenoble, qui dément catégoriquement.
La perte de ces archives et
de scellés avait compliqué la tâche d'une cellule inédite de gendarmerie,
"Mineurs 38", créée en 2008 pour relancer l'enquête sur "les
disparus de l'Isère", dont les travaux seront présentés jeudi à Grenoble
aux familles des victimes, cinq filles et quatre garçons alors âgés de cinq à
16 ans.
La fin des travaux de la
cellule devait être annoncée aux familles des victimes lors de cette réunion au
parquet général.
Mais la découverte de ces
dossiers change la donne et les investigations vont se poursuivre, alors que
jusqu'à présent, les gendarmes n'avaient travaillé que sur des dossiers
partiellement reconstitués à partir d'archives de la police.
Les enquêteurs écartent la
piste d'un tueur en série pour l'ensemble des cas, sans exclure l'hypothèse
qu'une même personne ait commis plusieurs des meurtres.
A l'annonce lundi de la
découverte des dossiers perdus, un avocat des familles des victimes, Me Didier
Seban, a fait part de sa "satisfaction". "Quand les familles des
victimes haussent le ton, la justice se met en mouvement. Il y avait de vraies
raisons d'être indignés que les dossiers soient perdus", a-t-il dit,
ajoutant avoir maintenant "l'espoir" de voir l'enquête
"avancer".
Après les révélations du Nouvel Observateur concernant la destruction de
douze corps par la justice dans l'Isère, Michèle Alliot-Marie a immédiatement
"ordonné une inspection des services judiciaires".
Le ministre de la Justice et
garde des sceaux Michèle Alliot-Marie (AFP)
Après les révélations
du Nouvel Observateur concernant la destruction de douze corps par
la justice dans l'Isère, la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a
immédiatement "ordonné une inspection des services judiciaires afin de
faire toute la lumière sur cette affaire qui pourrait révéler de graves dysfonctionnements
s'il y a eu effectivement des destructions de corps et des disparitions de dossiers",
affirme-t-on à la Chancellerie. La volonté de la Garde des Sceaux est de rendre
la vérité aux familles de personnes disparues "car nous la leur
devons". La Chancellerie ajoute que tout cela va "conduire à une
réflexion plus générale sur le traitement judiciaire des affaires criminelles
non résolues en France".
C'est trop grave, ce qui se passe chez nous et si un de ces corps était celui de
Charazed, Ludovic ou Léo ou...
Elsa Vigoureux, reporter au Nouvel Observateur, révèle que la justice a
ordonné la destruction en 1998 du cadavre d'un enfant découvert dans une grotte
de l'Isère, anéantissant une piste majeure dans l'enquête sur la disparition du
petit Ludovic en 1983. 11 autres cadavres ont été détruits.
Le 17 mars 1983, Ludovic
Janvier, six ans et demi, disparaît à Saint-Martin d'Hère dans l'Isère alors
qu'il part acheter des cigarettes. Deux ans plus tard, deux spéléologues
trouvent dans une grotte d'Engins le corps d'un enfant. D’après les légistes,
ce cadavre appartient à un garçon de dix-sept ans, comme Ludovic, dont le crâne
a été fracassé avec un outil lourd. La date de l’assassinat semble aussi
remonter approximativement à celle de la disparition de Ludovic. La découverte
est cruciale. Mais à cette époque, les techniques de recherches ADN en sont à
leurs débuts. Il faut comparer la fiche dentaire de Ludovic à la mâchoire de ce
corps, pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une seule et même personne. Le petit
Janvier n’est jamais allé chez le dentiste. Les deux affaires, closes, vont se
perdre dans les archives du tribunal de Grenoble. Et l'impensable arrive en
1998 : les autorités judiciaires ordonnent la destruction du corps. Cette même
année, onze autres cadavres sont détruits. Un geste difficilement
compréhensible dans l'Isère, où neuf cas de disparitions ou meurtres d’enfants
non-élucidés ont entraîné la création il y a deux ans d’une cellule d’enquête spéciale
"Mineurs 38".
25 mai 2010
Journée Internationale des Enfants Disparus
De 18h à 20h30
Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris
Le 25 mai prochain, l'Association Estelle organise un rassemblement
public pour commémorer la Journée Internationale des Enfants Disparus sur le
parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, côté "Poste", l'association
n'oubliez pas Charazed sera présente parmi elles.
De 18h à 20h30, venez
rencontrer et soutenir les familles d'enfants victimes en compagnie des
représentants de l'Association Estelle et des autres associations.
Durant le rassemblement, des
ballons et des myosotis seront distribués aux participants et des bougies
seront allumées pour lancer un message d'espoir.
Nous vous attendons nombreux !
En hommage à Etan Patz, petit
garçon de 6 ans, enlevé à New York le 25 mai 1979, qui ne fut jamais retrouvé,
le 25 mai fut proclamé en 1983 Journée des Enfants Disparus par le Président
des Etats-Unis faire un bilan de leur activité et de présenter leurs projets à
la presse.
En 1986, le Canada
décida de commémorer cette journée en lui donnant une dimension internationale.
Le 25 mai 2003, en France, la première journée internationale des enfants
disparus fut organisée.
Une bonne nouvelle le projet de loi n° 1697 Orientation et programmation pour
la performance de la sécurité intérieure a été examinée lors de l'assemblée
Nationale, début février, nous remercions Mme MARTINEZ Henriette, député des
Hautes Alpes d'avoir suivit avec un vif intérêt et permis de tels avancées, je
vous laisse lire sur le site de l'assemblée nationale projet de loi 1697
,lire les articles de 5 à 9 ( + étude d'impact Page 94
document législatifs )
Comme souvent c'est ..... Par la presse et en l'occurrence à la radio sur Europe
1,
l'émission relatant les affaires des disparus de l'Isère
Nous avons que le numéro mis en place par les enquêteurs de la cellule mineurs
38 était désactivé depuis plusieurs semaines.
Les mots ne suffisent plus exprimer nos inquiétudes, nous sommes très choqués
d'apprendre sur Europe 1 que ce numéro n'est plus valable.
Au départ, il n'y avait personne au bout du fil quand on appelait, puis un
répondeur (...). A quoi bon mettre en place un numéro pendant des années, si on
ne relance pas régulièrement les appels à témoins,
le parquet général de Grenoble a expliqué mardi avoir failli mettre un
terme à l'enquête - ré ouverte en juillet 2008 -, il y a quelques semaines
déjà. Les dernières vérifications se poursuivent. Le 27/01/2010
En attendant que quelqu'un de plus haut daigne nous avertir, je vous
donne un numéro de téléphone ainsi qu'une adresse mail :
oubliezpas@hotmail.fr
tel : 06 74 03 07 62 (laisser vos coordonnées, on vous recontactera
)
Pétition CONTRE LA SUPPRESSION DES JUGES D'INSTRUCTION :
Souvent, vous nous avez demandé, ce que
vous pouviez nous apporter, aujourd'hui plus jamais, nous vous lançons
cet appel à la signature ; signez la pétition contre la suppression des
juges d'instruction
Le temps est passe mais les souvenirs sont resté
(comment oublier) malgré les années.
Aujourd’hui, il est toujours temps de faire quelque
chose pour vous, pour elles, votre anonymat sera respecté, même si vous
ne donnez pas suite de manière légal.
Effectivement pour les besoins de l’enquête en cours,
une cartographie des agressions sexuelles, tentatives d’enlèvements, tentatives
d’agressions nous permettraient de confondre le ou les agresseurs et
faire d’éventuels rapprochements avec les affaires en cours.
« Nous lançons un appel
à témoins :
Des disparitions de
plusieurs enfants en Isère dont Quatre jamais retrouvés survenu, durant une
période allant des années 1980 à 1996, entre le triangle Chambéry, Grenoble et
Lyon
Si toutes personnes (mineurs
à l’époque compris) auraient été abordés, auraient subit des violences
quelconque, fait une mauvaise rencontre cet appel est pour
vous :
C'est avant tout notre fille, notre sœur,
notre cousine, notre amie, notre copine, Charazed nous a été enlevée depuis le
mercredi 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu.
A telle été retrouvée: NON car pour cela faut il la chercher, comme cela
n'a pas été entrepris de 1989 à 2003, elle n'a as été non plus
enregistrée dans le fichier des personnes recherchés, Pourquoi? On ne le
sait toujours pas.
Par qui? : Nous n'en savons rien, par contre ce que nous savons c'est
aujourd'hui 22 années plus tard, il(s) n’a (ont) toujours pas été
intercepté(s), donc court toujours.
Quand ? : Le mercredi 8juillet 1987.
Dans quelles circonstances? Elle souhaitait juste rejoindre des
copains à elle, devant l'immeuble, mais juste avant elle devait déposer les
ordures dans le local prévu à cet effet (au sous-sol).
En Isère également, neuf meurtres et disparitions d'enfants, perpétrés sur une
période de treize ans, demeurent non élucidés.
Ces affaires criminelles non résolues touchent 5 garçons et 4 filles, âgés de 5
à 16 ans, mobilisent la cellule "Mineur 38" bien décidée à mettre en œuvre
tous les moyens aujourd'hui disponibles pour avancer dans leurs investigations.
Le regroupement des procédures ne permet pas pour l'instant d'accréditer
l'hypothèse d'un tueur en série, mais les enquêteurs notent des similitudes de
lieu et de date.
Toutes personnes ayant des informations sur ces affaires qui couvrent une
période de 13 ans et pour lesquelles les explications manquent.
Rappel :
Phillipe Pignot (1980), Ludovic JANVIER(1983), Charazed BENDOUIOU (1987)
& Léo BALLEY (1996) n'ont jamais été retrouvés.
Bribes
de presse :
«C'est une décision remarquable, nous avons enfin été entendus ! » C'est en ces
termes que le bureau d'avocats parisiens Seban-Hermann, nouveau conseiller de
Ferouz Bendouiou dont la sœur, Charazed, 10 ans, a disparu le 8 juillet 1987 à
Bourgoin-Jallieu, vient d'accueillir la décision du parquet général de la cour
d'appel de Grenoble d'accéder à leur demande. C'est-à-dire de procéder au
rapprochement d'une dizaine d'affaires criminelles jamais élucidées ces vingt
dernières années sur le département de l'Isère.
« Il y a des similitudes : sur
les origines de plusieurs victimes, les lieux de disparition et de mode
opératoire de ces meurtres sans meurtrier », insiste Corinne Hermann, qui
évoque l'hypothèse d'un pédophile ou d'un serial killer dont les agissements
pourraient dépasser le seul département.
La juriste, qui a travaillé sur le dossier des disparues de l'Yonne mais
également sur la tentaculaire affaire Fourniret, constate notamment que de
nombreuses victimes sont d'origine nord-africaine et ont disparu dans des cités
populaires. « Dans la grande majorité des cas, les corps retrouvés portent des
traces de strangulation et ont été découverts non loin des lieux de leur
disparition », ajoute-t-elle.
Depuis de nombreuses années,
Ferouz Bendouiou, sœur de la petite Berjallienne qui n'a jamais réapparu, se
bat pour tenter de percer un mystère qui reste entier. En 2003, elle obtient du
procureur de Bourgoin-Jallieu la réouverture du dossier. Quelques mois plus
tard, le visage de la petite Charazed est vieilli par les ordinateurs de
l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois. Un an
plus tard, un premier rapprochement est effectué avec l'affaire de l'inconnue
de l'A 10 : aux alentours d'Avignon, le 11 août 1987, quelques semaines après
la disparition de Charazed, le corps sans vie d'une fillette avait été découvert.
Mais le rapprochement s'est révélé négatif ; les tests ADN affirmant sans doute
possible qu'il ne s'agit pas de Charazed.
Un dossier oublié refait surface
Outre la disparition de Charazed,
les avocats évoquent des dossiers comme ceux de Rachid B., qui avait 8 ans lors
de sa disparition en 1990, et d'Anissa O., 6 ans, tous deux à Echirolles et
Grenoble ; Saïda B. et Sarah S., 6 ans, retrouvées mortes respectivement en
1996 et 1991 à Voreppe.
Ils joignent également à ces dossiers ceux des disparitions, plus médiatisées à
l'époque, de Ludovic Janvier, 6
ans, dont on a perdu la trace en mars 1983 à Saint-Martin-d'Hères ; de Léo Balley, le 19 juillet 1996, ou
l'enlèvement de Grégory D., 8 ans, en juillet 1983.
Plus surprenant : ce dossier "oublié" des médias et qui refait
aujourd'hui surface grâce à l'intervention de la famille de la jeune victime.
Le 3 août 1988, le long du chemin de fer à Saint-Quentin-Fallavier, le corps
sans vie d'une adolescente était retrouvé. Elle avait disparu la veille au soir
de son domicile de Villefontaine. D'origine réunionnaise, Nathalie B. avait
tout juste 15 ans quand elle a succombé sous les coups de son bourreau. Une
affaire qui reste à élucider après un rebondissement en mai 1994. À l'aéroport
de Manchester, un homme avait été arrêté en possession de troublantes coupures
de presse relatant le meurtre de la jeune Nathalie. Après avoir été extradé
puis écroué, l'homme avait été mis hors de cause. Et pour cause : il n'avait
jamais foulé le sol français.
« Aucun élément nouveau »
Du côté des magistrats, on reste
cependant particulièrement prudent. Notamment pour ne pas susciter de faux
espoirs aux familles de ces nombreuses petites victimes. « Dans le dossier
Bendouiou, il n'y a strictement aucun élément nouveau », souligne Bertrand
Nadau, procureur de la République de Bourgoin-Jallieu. Son homologue viennois,
Franck Rastoul, dit la même chose pour le dossier B.
Quoi qu'il en soit, les enquêteurs de Rosny, avec le renfort de la section de
recherches de la gendarmerie de Grenoble, ont désormais pour mission
d'effectuer ces rapprochements dans les mois à venir. Un travail fastidieux qui
permettra -ou non- de mettre en lumière des éléments communs.
Voici un extrait de l'appel de Martine Valdes-Boulouque:
"Je demande à toute personne
qui pourrait fournir des éléments sur ces affaires de bien vouloir prendre
contact avec le numéro vert que nous avons mis en place, qui est le 0800 002
032".
REPÈRES
Le 17 MARS 1983
(toujours recherché)
Ludovic Janvier, 6 ans, disparaît à Saint-Martin-d’Hères.
Alors qu’il est parti avec ses deux frères acheter un paquet de cigarettes pour
ses parents dans un bureau de tabac situé à une centaine de mètres de chez eux.
Il est enlevé par un individu que plusieurs témoins vont décrire avec précision
: d’une taille moyenne, un peu enveloppé, il était habillé d’un bleu de
travail, avait des chaussures de sûreté à fermeture Eclair et un casque de moto
sur la tête. De plus il connaissait le nom des enfants. “Il avait l’air très
gentil. Du coup, aucun de mes enfants ne s’est méfié de lui quand il leur a
demandé de l’aider à chercher son chien”.
Le 09 JUILLET 1983
Grégory D. est enlevé à Grenoble, huit ans, était contraint de monter à
bord d'une voiture. Il était laissé pour mort sur une décharge près de la ville
de Voreppe, grièvement blessé à la tête. Il sera sauvé.
Le 12 FEVRIER 1985
Des squelettes d'enfants jamais identifié ont été retrouvés dans une grotte du
Vercors.
Le 27 JUIN 1985
Anissa O., 5 ans, joue au pied de son immeuble, rue Paul-Cocat à Grenoble. A
19h 30, un orage éclate. Ses sœurs s'aperçoivent qu'Anissa a disparu. Son corps
sera retrouvé dans l'Isère, au barrage de Beauvoir.
Le 8 JUILLET
1987
( toujours recherché )
Dans la région Rhône-Alpes, à 30 km de Lyon, 60 km de Grenoble, 75 km de
Chambéry, dans le département de l'Isère (38) à Bourgoin-Jallieu, Charazed
BENDOUIOU âgée de dix ans à peine est enlevée en début d'après-midi, elle
voulait sortir jouer dehors, comme tous les enfants de son âge, devant
l'immeuble, juste avant elle mènera les ordures dans le local prévu à cet effet
au sous-sol, depuis plus aucune trace, Charazed portait une robe jaune et un
bracelet porte bonheur de couleur vert, une paire de créole en Or octogonale.
.
Le 11 AOUT 1987
Le corps mutilé d'une petite fille est retrouvé sur le bord de l'autoroute,
près de Blois. Malgré des années d'enquête, jamais elle n'a eu d'identité. Ce
n'est pas Charazed, des tests ADN ont été pratiqués.
Le 3 AOÛT 1988
A Villefontaine, Nathalie B., 15 ans, d'origine réunionnaise, disparaît de son
domicile. Le lendemain vers 10h, un cheminot découvre le corps de l'adolescente
le long d'un chemin forestier à Saint-Quentin-Fallavier. Elle a été égorgée.
Le 13 janvier 1989
Fabrice L., 12 ans, domicilié à Grenoble, a été enlevé et tué. Gendarmes et
policiers avaient alors interrogé quelque 200 personnes soupçonnées de
pédophilie dans l’agglomération grenobloise. Cette liste sera une nouvelle fois
utilisée par les policiers pour découvrir le coupable de ce dernier crime.
Le 5 AOÛT 1990
Ce dimanche, vers 10 heures, dans un box d'un garage
collectif de l'immeuble "La Convention" à Echirolles, le corps sans
vie de Rachid B., huit ans, est découvert. L'enfant avait été vu par son père
pour la dernière fois le vendredi soir.
Le 15 AVRIL 1991
À Voreppe, Sarah S., 6 ans, est enlevée entre 17h et
18h. Après une nuit de recherches vaines, son corps est découvert dans un bois,
à 200 mètres de chez elle. Elle a été étranglée.
Le 24 NOVEMBRE 1996
Saïda B., 10 ans, sort de chez elle en fin
d'après-midi en annonçant à sa mère qu'elle se rend au gymnase de l'Arcane, à
Voreppe. Elle n'a que 100 mètres à parcourir. On ne la reverra jamais vivante.
Son corps est retrouvé deux jours plus tard, au bord d'un canal. Elle aussi a
été étranglée.
Le
18 JUILLET 1996
(toujours recherché)
Léo Balley, garçon âgé de 6 ans au moment de la
disparition, taille 1m30, visage rond, cheveux mi-longs châtain clair.
Des moyens gigantesques ont été mis en œuvre sur ce terrain accidenté pour
tenter de retrouver Léo, cascades, fourrés, falaises, forêts et taillis ont été
fouillés sans le moindre résultat.
Si l'accident fut la première hypothèse envisagée aucune autre n'a été laissée
au hasard.
Toutes les hypothèses explorées sans le moindre élément pour les étayer.
La piste d'une BX immatriculée dans les Bouches-du-Rhône n'a abouti à rien de
concret.
Lette d’information aux associations d’aide aux victimes,
Nous avons constaté que sur vos site, blog,
s'affichaient plusieurs liens permettant au public de récupérer des
informations concernant l'affaire de BENDOUIOU Charazed alors qu'il a été
diligenté :
N'ayant consentis aucune autorisation, cette utilisation va à l'encontre
de l’enquête, c'est un acte de malveillance nous ai nuisible. De même que pour
Ludovic JANVIER enlevé depuis 17mars 1983 & Léo BALLEY le 19
juillet 1996 en ISERE également.
Nous vous demandons donc instamment de bien vouloir cesser ces soustractions
d'informations et de fournir les véritables coordonnées qui sont :